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Lettre ouverte au Président de la FFF !

Le dernier édito du Président de la FFF est lourd de sens…

Il prépare les esprits du monde fédéral amateur à vivre sa crise seul et non accompagné!

« L’argent n’est pas ma priorité aujourd’hui » clame-t-il comme pour mieux préparer sa réponse…

La FFF se retrouve pourtant aujourd’hui dans la même posture qu’un « franchiseur » vis-à-vis de ses franchisés (clubs affiliés).

Sauf que depuis des années il a largement dépassé son rôle de « franchiseur » (1)!


Il s’est initié de très près dans les comptes des clubs via sa DNCG, forcé certains à changer de méthodes comptables, sanctionné par des retraits de points ou descentes administratives ceux jugés « coupables », il a imposé des labels toujours plus couteux à obtenir pour les clubs et leurs Collectivités, imposé des embauches d’éducateurs diplômés, de RTJ à temps plein, de référents communication, etc….etc…


Bref la FFF a fait de l’immixtion ce dans la gestion des clubs et aujourd’hui, c’est LA PREMIERE RESPONSABLE des budgets inflationnistes que nous devons honorer chaque saison.
Et tout d’un coup, le Covid-19 bouleverse toutes les organisations, ressources potentielles et la FFF se dégage de toute responsabilité?
De toute aide?


Après tout ce qu’elle a fait pour mettre les clubs dans cette panade?


En comble de la malhonnêteté intellectuelle, notre Président nous jette dédaigneusement au visage les 86 M€ qu’il donne au foot amateur en oubliant de préciser qu’il mélange des carottes et des navets…


Ces sommes, dont la plupart sont issues du FAFA, vont prioritairement financer de l’investissement, voir quelques emplois à créer mais assumés seuls ensuite par les clubs, alors qu’aujourd’hui c’est d’aide au fonctionnement que les clubs amateurs ont besoin!


Monsieur Le Graët, vous n’êtes pas sérieux et il va devenir urgent que notre FFF devienne enfin représentative du football et de ses 2,2 millions de licenciés qui méritent mieux que d’être gérés par un conclave de « sages » avec l’apparition d’une fumée blanche de temps à autre.


Faites quand même attention que la prochaine fumée blanche ne soit pas celle de l’incendie que vous pourriez allumer si vous ne prenez pas des décisions très significatives pour l’ensemble du monde amateur mais particulièrement les clubs fédéraux que vous avez tous poussé, au fil du temps, à devenir des PME structurées avec notamment des emplois à durée indéterminée.


Christophe FAUVEL
Président du BPFC

(1) Le franchiseur n’a aucun droit de dicter sa conduite à un franchisé ni d’influencer la manière dont il gère son affaire. Sinon il devient coresponsable des décisions futures (notamment de gestion) concernant le « franchisé », en l’occurrence les clubs affiliés.